Une mère tenant son bébé
Parentalité

disputes parentales : comment former une équipe.

6 minutes

Mettre un bébé au monde est l’une des expériences les plus excitantes, les plus marquantes et les plus attrayantes qu’un couple puisse vivre. C’est aussi l’une des plus difficiles.

Le manque de sommeil ou de temps libre pour le couple, ou encore les désaccords sur les tâches ménagères ne semblent pas, au premier abord, présenter de vrais problèmes. Mais quand c’est à votre tour, vous réalisez à quel point il s’agit de véritables défis, même pour les couples les plus solides.

Les portraits des parents parfaits sur les réseaux sociaux n’aident en rien, car ils peuvent vous donner l’impression que vous êtes les seuls à vous disputer pour savoir qui doit sortir les poubelles, alors que les autres parents sont en train de vivre des #momentsinoubliables.

Les disputes parentales sont normales

Cependant, il est important de rappeler que les difficultés relationnelles suivant la naissance d’un enfant ne signifient pas que votre couple va mal, ou que vous êtes de mauvais parents, et vous n’êtes certainement pas un cas isolé. Vous devez désormais assumer une nouvelle et immense responsabilité, et il n’est pas surprenant que cela ébranle un peu la dynamique de votre relation, même dans les couples les plus solides.

Nous avons recueilli les témoignages de trois parents sur la façon dont ils ont traversé ces moments difficiles et en sont sortis renforcés.

prendre conscience de vos différences

« Notre couple était très soudé, nous étions ensemble depuis une dizaine d’années, et on voulait tous les deux notre bébé. Du coup je ne m’attendais pas à ce qu’on se dispute autant la première année : plus d’une fois, j’ai pensé sincèrement que nous étions sur le point de nous séparer. »

« Les difficultés relationnelles après l’arrivée du bébé ont souvent été évoquées dans nos cours de préparation à la naissance, mais je les ai complètement ignorées. », explique Jess, mère de Jackson, trois ans. « Notre couple était très soudé, nous étions ensemble depuis une dizaine d’années, et on voulait tous les deux notre bébé. Du coup je ne m’attendais pas à ce qu’on se dispute autant la première année : plus d’une fois, j’ai pensé sincèrement que nous étions sur le point de nous séparer », poursuit-elle. « Il a fallu attendre que Jackson ait 11 mois pour que je réalise que c’était notre façon de communiquer qui était à l’origine de nos problèmes. J’extériorise mes sentiments, alors que mon mari, Tom, est plutôt du genre à tout contenir. Ce n'était pas réellement un problème jusque-là, mais dernièrement, un véritable fossé s'était creusé. Je le critiquais tout le temps. Ça le rendait triste et il se réfugiait dans l’agressivité passive. C’était tellement dommage, d’un côté d’avoir créé ce petit être humain merveilleux, que nous aimions tous les deux, et de l’autre d’avoir perdu toute notre affection l’un pour l’autre.

Dès que nous en avons pris conscience, la situation s'est améliorée. Je faisais plus d’efforts pour garder mon calme et bien réfléchir avant de critiquer Tom, lequel essayait de s’ouvrir un peu plus sur ce qui le dérangeait ou sur ce qu'il ressentait, le tout sans avoir peur de me vexer. Nous n'avons pas résolu nos problèmes du jour au lendemain, et il a fallu attendre que Jackson ait un an pour vraiment voir une nette amélioration. Avec du recul, et même si c’est un peu cliché, je dirais que cette épreuve a rendu notre couple encore plus fort. »

« Nous n'avons pas résolu nos problèmes du jour au lendemain, et il a fallu attendre que Jackson ait un an pour vraiment voir une nette amélioration. Avec du recul, et même si c’est un cliché, je dirais que cette épreuve a rendu notre couple encore plus fort. »

Bien qu’il n’y ait pas de solution miracle en ce qui concerne les relations, je dirais que cela a vraiment fait de nous une vraie équipe.

Compétition entre les parents : gare à l’opposition

« J’écoutais la radio un jour, alors que Zoe était bébé, et j’ai entendu l'expression "compétition parentale". Je ne l’avais jamais entendue auparavant, mais pour moi ce fut un vrai déclic. », explique Javier, papa de Zoe.

« Avec Christine, ma femme, nous avons vraiment essayé de nous investir autant l’un que l’autre pour élever Zoe, et ce, dès le premier jour. Mais comme nous avions des priorités et des approches différentes, nous passions notre temps à nous disputer. Ce dont Christine se plaignait, c’est que, lorsque je m’occupais du bébé, je ne faisais rien d’autre dans la maison, ce qui lui semblait injuste. Je trouvais ses critiques vraiment sévères, car quand elle était seule avec le bébé, je ne lui mettais jamais aucune pression en lui demandant de faire certaines tâches. Au contraire, je lui demandais comment elle allait et lui proposais mon aide, etc. Nous en sommes arrivés au point où nous finissions par énumérer tout ce que nous avions fait. Par exemple, je lui disais que j’avais fait la vaisselle et elle me répondait en m'expliquant combien de fois elle s’était levée la nuit pour nourrir le bébé, etc. Une fois que nous avons reconnu que nous étions en situation de compétition l’un envers l’autre, ça nous a considérablement aidés. Nous nous sommes mis d’accord pour nous concentrer davantage sur ce que l’autre faisait de bien, plutôt que sur la façon dont il pourrait s’améliorer. Bien qu’il n’y ait pas de solution miracle en ce qui concerne les relations, je dirais que cela a vraiment fait de nous une vraie équipe. »

Des parents portant leur enfant

Changer d’environnement

« C'est tellement ennuyeux de se disputer au sujet des tâches ménagères, et pourtant c’est un vrai sujet de discorde dans notre relation et je sais que c’est aussi le cas pour un grand nombre de mes amis », explique Katherine, mère de Lewis, quatre ans, et partenaire de Sian. « Les tâches ménagères sont essentielles au bon fonctionnement du ménage, mais quand vous travaillez tous les deux, vous passez votre temps à vous disputer pour savoir qui aurait dû faire quoi, et ça vous mine.

Ce qui nous a aidés dans ces moments-là, ce fut de sortir de la maison autant que possible. Par exemple en s’accordant des soirées en amoureux où Sian et moi sortons dîner en tête à tête ou allons au cinéma. Je trouve aussi qu’organiser des sorties tous les trois a eu un effet très positif sur notre relation. Regarder notre petit garçon grandir et s’amuser sans se soucier des horaires, des tâches variées, des fuites à réparer et des factures à payer, même si c’est juste pour un long week-end, nous a beaucoup aidés à rester calmes, détendus et positifs. »

Tous les couples doivent un jour faire face à des difficultés qui sont souvent surmontables, mais si vous pensez que votre couple a besoin de l’aide et des conseils d’un expert en relations, consulter un thérapeute familial peut s'avérer bénéfique. Effectuez une recherche en ligne ou demandez à votre médecin de vous recommander un thérapeute près de chez vous.

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